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Accueil > Actualités > 30 mars : ouverture de la chasse aux particules !
Mardi 30 mars 2010, le LHC devrait produire ses premières collisions de protons à haute énergie. Les premières collisions engageront la recherche dans des domaines encore inexplorés des lois fondamentales qui régissent l’Univers. L’événement fera l’objet d’une retransmission télévisée en français par Eurovision de 9h à 11h. Le CNRS/IN2P3 et le CEA/Irfu sont impliqués dans l’ensemble des expériences du LHC.
Des faisceauGroupe de particules circulant à grande vitessex de protons circulent depuis le 19 mars 2010 à une énergie de 3,5 TeV dans le tunnel du LHC, une énergie jamais atteinte auparavant par aucun accélérateur de particules. Mardi 30 mars, les opérateurs du LHC tenteront pour la première fois de réaliser des collisions au niveau d’énergie record de 7 TeV (3,5 TeV par faisceauGroupe de particules circulant à grande vitesse). La procédure pour amener les faisceauGroupe de particules circulant à grande vitessex à entrer en collision est complexe. Par comparaison, aligner les deux faisceauGroupe de particules circulant à grande vitessex revient à lancer deux aiguilles de part et d’autre de l’Atlantique et à les faire se rencontrer au milieu de l’océan. Il est donc possible que plusieurs jours soient nécessaires avant de produire de telles collisions. Le jour de la première tentative, l’événement sera transmis en direct depuis le Cern. En France, plus de 400 physiciens et ingénieurs du CEA/Irfu et du CNRS/IN2P3 ont contribué à la genèse et au développement des quatre détecteurAppareillage sensible au passage des particuless du LHC. Leur forte participation à l’effort de R&D en matière d’instrumentation a permis aux équipes françaises de jouer un rôle majeur dans le choix des technologies retenues, dans la conception et la réalisation des détecteurAppareillage sensible au passage des particuless. La France tient également une place importante dans la grille de calculTechnique qui permet de mutualiser les ressources de plusieurs ordinateurs qui permet de mutualiser les ressources de centaines de milliers d’ordinateurs pour traiter les données fournies par les détecteurAppareillage sensible au passage des particuless du LHC. Les quatre détecteurAppareillage sensible au passage des particuless du LHC ont des buts et des conceptions complémentaires. Atlas et CMS sont notamment destinés à déterminer l’existence d’un ou de plusieurs bosons de Higgs et à « traquer » de nouvelles particules appelées « supersymétriques ». Ils seront capables de traiter le même volume d’informations que tout le réseauEnsemble de noeuds qui permet d'assurer les communications entre ordinateurs, stations de travail et terminaux informatiques. de télécommunications européen actuel. Deux autres détecteurAppareillage sensible au passage des particuless sont destinés à des études particulières : Alice et LHCb. L’expérience Alice doit pouvoir mettre en évidence et étudier un état particulier de la matière aux origines de l’Univers, le plasma quarkConstituants ultimes des noyaux atomiques‐gluonle gluon transmet l'interaction forte entre les quarks., un état où quarkConstituants ultimes des noyaux atomiquess et gluonle gluon transmet l'interaction forte entre les quarks.s ne sont pas “ emprisonnés ” sous forme de protons et de neutrons. En étudiant spécifiquement les mésons B (particules composées d’un quarkConstituants ultimes des noyaux atomiques b et d’un antiquarkConstituants ultimes des noyaux atomiques), l’expérience LHCb s’intéressera à l’antimatière, l’objectif étant de mieux comprendre pourquoi l’Univers est constitué de matière plutôt que d’antimatière. Le 30 mars prochain est un événement très attendu par les physiciens du monde entier travaillant auprès des détecteurAppareillage sensible au passage des particuless, pour lesquels de nouveaux horizons scientifiques s’ouvriront. À ce niveau d’énergie, les scientifiques vont pouvoir vérifier les données et prédictions des expériences précédentes. En particulier, les nouvelles particules, prédites ou non, qui pourront être découvertes les aideront à comprendre comment fonctionne notre Univers. Une fois les collisions à 7 TeV effectuées, il est prévu de faire fonctionner le LHC en continu pendant une période de 18 à 24 mois, avec un court arrêt technique à la fin de 2010. On disposera alors de suffisamment de données pour confirmer la prééminence du LHC au plan mondial dans le domaine de la physique des hautes énergies. Au terme de cette première phase d’exploitation, un arrêt plus long permettra de préparer le LHC à une énergie encore plus élevée : l’énergie de collision nominale de 14 TeV. À suivre en direct le 30 mars
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