La France dans Atlas

Plus de 150 physiciens et ingénieurs en France, 7 laboratoires, 7 universités travaillent autour du gigantesque détecteur Atlas. Dès le début du projet au début des années 90, des équipes françaises ont été à l’origine des principaux choix novateurs pour le détecteur.

Le détecteur-accordéon : un concept venu de France…

Prenez une électrode géante de 3 mètres et pliez-la en accordéon. Ajoutez du plomb et plongez le tout dans un bain d’argon liquide : Vous voilà prêt à piéger les électrons et les photons qui sont issus de collisions du LHC ! Ce « calorimètre électromagnétique » permet de mesurer l’énergie des électrons et des photons. Le choix de la forme en accordéon a permis aux physiciens de réaliser un détecteur très fin dont les signaux sont rapides à mesurer.

Des tuiles qui scintillent

La France a également contribué au « Calorimètre Hadronique » à tuiles scintillantes d’Atlas. Il permet également de mesurer l’énergie des particules et piège les « hadrons » (par exemple des protons ou des neutrons). Il est formé de plaques qui émettent de la lumière sous l’impact des particules.

Au plus prêt de la collision, des pixels par millions

Le détecteur « pixels », très proche du point d’interaction a été en partie réalisé et intégré par des équipes françaises. Il intègre près de 100 millions de circuits électroniques en silicium - ou pixels - sur un ensemble de 25 centimètres de diamètre !

Le chasseur de muon

Les muons sont des particules semblables à des électrons - en plus lourdes - qui passent à travers tous les sous-détecteurs d’Atlas sans être stoppées. Le spectromètre à muons y parvient et permet également de mesurer leur énergie en les courbant. En France, on a notamment travaillé sur l’alignement ultra précis des différentes parties du spectromètre.

Des contributions en nature

Les français ont également fourni en nature de l’ingénierie pour l’aimant toroïdal, les cryostats et la cryogénie pour l’argon liquide.

Mettre la main à la pâte !

En plus de produire les sous-détecteurs, les physiciens et ingénieurs français sont allés les tester et les assembler dans la caverne d’Atlas. Ils ont aussi réalisé les très nombreux circuits électroniques ultra-rapides et sophistiqués qui permettent de transformer les informations du détecteur en signal électrique, afin qu’elles soient traitées et analysées.

Le calcul dans Atlas

Parallèlement à la préparation de l’analyse des données, plusieurs groupes sont également impliqués dans les logiciels qui fonctionnent dès maintenant sur la grille de calcul du LHC. Plusieurs groupes français se sont impliqués dans les logiciels de base (noyau dur, base de données) ainsi que dans la simulation de la description détaillée du détecteur et le logiciel de reconstruction des particules.

De très nombreux partenaires

En France, le projet est soutenu par le CNRS-IN2P3 et le CEA-Irfu, en particulier pour tout ce qui a trait aux constructions d’appareillages. D’autres fonds proviennent essentiellement du Ministère de l’Enseignement Supérieur (via l’Université), des régions ou de contrats avec d’autres établissements publics ou privés (français ou étrangers).

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