La France dans Alice

Alice en France, c’est l’équivalent de 80 physiciens et ingénieurs au sein de 7 laboratoires du CNRS-IN2P3 et du CEA. Les groupes français sont largement impliqués dans la conception et la réalisation de plusieurs ensembles de détection.

Le détecteur d’interaction

Ce détecteur, de la taille d’une roue de bicyclette, scintille au passage des particules et la lumière est collectée par des fibres optiques. Détecteur de haute précision, il signale à l’ensemble d’Alice s’il y a eu une a collision. Les français ont réalisé entièrement la partie appelée V0-C de ce détecteur depuis la conception jusqu’à l’installation de son électronique associée.

Le trajectrographe interne

La France a largement participé à la conception et à la réalisation des 2 couches externes du système de trajectographie interne en silicium. Ces couches couvrent plus de 5 m2 et comportent plus de 2,6 millions de voies de détection analogiques entourant le point de croisement des faisceaux. Ce détecteur mesure les premiers décimètres des traces des particules chargées avec une précision meilleure qu’un dixième de millimètre.

Le spectromètre à muons

Un système d’absorbeurs permet de ne laisser entrer dans ce détecteur essentiellement les muons. Un aimant dipolaire courbe leur trajectoire et permet de mesurer leur énergie. Le spectromètre à muons est une succession de 10 plans de chambres à fils (100 m2, un million de canaux électroniques) pour la mesure de leur trajectoire avec une précision de quelques dixièmes de millimètre et de quatre plans de chambres à plaques résistives (140 m2, 21 000 voies de lecture) pour l’identification des muons. L’alignement des plans de chambres à fils est assuré par 300 lignes de visées optiques. La France a été un acteur majeur de la conception du spectromètre. Son système de déclenchement permet de signaler toutes les 25 nanosecondes qu’une collision intéressante a eu lieu. Les muons de haute énergie sont une sonde privilégiée du plasma de quarks et de gluons.

Le calorimètre électromagnétique

Le calorimètre électromagnétique d’Alice permet de déterminer l’énergie et la direction des photons et aide à reconstruire les jets de particules. Il a été installé en 2009 (en savoir plus) et était prêt pour le redémarrage du LHC en novembre 2009.

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