Kate McAlpine dans le "rap du LHC"

Katerine McAlpine, alias alpinekat, a plutôt le sens du rythme. Journaliste free-lance et éditrice pour la revue Atlas e-News, elle finissait de produire fin juillet 2008 "le rap du LHC", tourné dans les souterrains du Cern quelques mois avant leur fermeture. Quatre mois plus tard, Alpinekat revient sur cette aventure dans la revue américaine Symmetry Magazine. Extraits.

Tout d’abord, nous ne résistons pas à vous faire partager cette dynamique introduction au LHC et à ses enjeux scientifique, désormais en version sous-titrée en français par Viviane Thivent (pour le site Sciences-Actualités de la Cité des Sciences). (voir vidéo à gauche)

A vous maintenant :

LHCb voit où l’antimatière se fond
ALICE regarde des collisions d’ions de plomb
CMS et ATLAS sont toutes deux d’un même cru
Ils tentent de trouver des particules inconnues
Le LHC accélère les protons et le plomb
Et les choses qu’il découvre vont vous secouer le citron.

Rapper la physique, par Katerine McAlpine

Une bonne partie du public est curieux de ce qui se passe en ce moment en physique des particules, et nous leur fournissons de très nombreux moyens pour comprendre depuis les lettres d’informations de nos laboratoires jusqu’aux blogs, magazines populaires et sites webs.

CERN TV a été mis en place sur YouTube depuis octobre dernier et en juillet mes collègues et moi avons mis les particules en musique dans le "Large Hadron Rap" (Grand rap de hadrons) un projet un peu maladroit visant à informer les gens sur le Grand collisionneur de hadrons du Cern situé à la frontière de franco-suisse (dans la mesure où c’est possible en cinq minutes !)

Je pense que le rap est une bonne manière de communiquer. Le rythme m’a toujours aidé à retenir des mots dans ma tête ; dans le meilleur des cas, ce rap pourra aider à consolider quelques idées de physique dans les esprits des étudiants et dans ceux autres personnes intéressées par le LHC. (...)

Au CERN, Katie Yurkewicz, à qui j’avais déjà emprunté la place de communicante pour le LHC aux Etats-Unis pendant son congé maternité, m’a également prêté son appareil-photo pour filmer la danse. James Gillies, responsable du service de presse, m’a aidé à convaincre le secrétariat d’Atlas de nous laisser filmer dans la caverne du détecteur. Mes collègues communicants avaient des doutes sur ce projet au début mais ils y ont finalement ajouté une touche d’humour avec leur déhanchements expérimentaux ! Will Barras, un étudiant en linguistique à l’université d’Edimbourg, lui a donné une couleur années 90 et a mixé ma voix.

La popularité étonnante de ce rap commencée quand Adam Yurkewicz l’a mentionné sur son blog et qu’un journaliste du New York Times l’a lu et a écrit un article. D’autres journaux et stations de radio ont commencé à le reprendre, les blogs ont fait le reste et notre morceau a été vu par des millions de visiteurs et a commencé à être traduit dans un bon nombre de langues. (...)

La communication est essentielle dans un domaine qui exige de grands investissements d’argent public. Pour continuer à mener cette recherche avec des fonds raisonnables, nous avons besoin de citoyens et de politiciens avertis "scientifiquement". Nous devons continuer à mettre l’information au niveau des non spécialistes pour qu’ils puissent la comprendre, l’apprécier... et peut-être même la danser.

pour en savoir +
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