23 novembre 2009
Premières collisions au LHC

Genève, le 23 novembre 2009. Aujourd’hui, pour la première fois, deux faisceaux ont circulé simultanément dans le LHC, ce qui a permis aux opérateurs de mettre à l’épreuve la synchronisation des faisceaux et de donner aux expériences l’occasion de détecter des collisions proton-proton. Avec un paquet de particules seulement circulant dans chaque sens, il est possible de faire se croiser les faisceaux en deux points de l’anneau au maximum. À partir du début de l’après-midi, les faisceaux de particules ont été conduits à se croiser aux points 1 et 5, où sont situés les détecteurs Atlas et CMS, lesquels étaient à l’affût des collisions. Plus tard, les faisceaux se sont croisés aux points 2 et 8, à Alice et à LHCb.

Les faisceaux ont été d’abord réglés pour produire des collisions dans le détecteur ATLAS, qui a enregistré son premier événement interprétable comme une collision à 14h22 cet après-midi. Ensuite, les faisceaux ont été optimisés pour CMS. Dans la soirée, la machine a été optimisée d’abord pour ALICE, puis pour LHCb.

Ces événements surviennent trois jours seulement après le redémarrage du LHC, ce qui montre l’excellente performance du système de commande des faisceaux. Depuis le démarrage, les opérateurs font tourner alternativement des faisceaux dans l’anneau dans les deux sens de circulation, à l’énergie d’injection de 450 GeV. La durée de vie du faisceau a été portée progressivement à 10 heures, et aujourd’hui les faisceaux ont circulé simultanément dans les deux sens, toujours à l’énergie d’injection.

La suite du programme sera une phase de mise en service intense en vue de l’accroissement de l’intensité des faisceaux et de leur accélération. Si tout va bien, d’ici Noël, le LHC devrait atteindre 1,2 TeV par faisceau, et aura déjà fourni une bonne quantité de données de collision pour l’étalonnage des détecteurs.

La France au LHC


La France est très fortement engagée dans le projet LHC. Les physiciens et ingénieurs du CNRS/IN2P3 et du CEA/Irfu travaillent sur les quatre expériences Alice, Atlas, CMS et LHCb, la plupart dès leur origine et des éléments clé de ces grands détecteur portent la marque de cette contribution, qui s’est appuyée sur un fort potentiel technique, d’ingénierie et de réalisation. Ils participent maintenant à la mise en route des expériences et à l’acquisition et l’interprétation des données.
Les ingénieurs et techniciens du CNRS/IN2P3 et du CEA ont aussi contribué à la conception et à la réalisation des aimants supraconducteurs quadripôles et d’une partie du système cryogénique de l’accélérateur. Les aimants géants d’Atlas et de CMS ont également été conçus en France.
La France tient enfin une place importante dans la grille de calcul qui permet de mutualiser les ressources de centaines de milliers d’ordinateurs pour traiter les données fournies par les détecteurs du LHC. Dans cette structure, le Centre de Calcul de l’IN2P3/CNRS (situé à Villeurbanne, près de Lyon) est l’un des onze centres de premier niveau et plusieurs sites français de niveau 2 et de niveau 3 participent à la grille de calcul du LHC.

Restez connectés

Suivez les avancées du LHC sur twitter à http://twitter.com/cern_fr.
Vous trouverez des photos, des vidéos et les dernières informations à l’adresse http://press.web.cern.ch/press/lhc-first-physics/ et sur la page dédiée de ce site : http://lhc-france.fr/collisions.

style="text-decoration:none;"
onmouseover="return addthis_open(this, '', '[URL]', '[TITLE]');"
onmouseout="addthis_close();"
onclick="return addthis_sendto();"><img
src="http://s7.addthis.com/static/btn/sm-plus.gif"
width="16" height="16" border="0" alt="Share" /> Partager cette page

pour en savoir +
Plan du site  |   Contacts  |  Mentions Légales  |  Crédits  |  Accessibilité  |  Flux RSS